Garde un week-end sur deux : des avantages, mais aussi des inconvénients

Garde un week-end sur deux

Vous et votre ex-partenaire vous êtes suffisamment aimés pour avoir un ou des enfants ensemble. Mais, ensuite, la vie vous a éloignés et vous avez décidé de vous séparer. Plusieurs solutions s’offrent alors à vous pour organiser la garde de votre enfant. Parmi elles, la garde un week-end sur deux reste la plus courante. Découvrez les avantages et les inconvénients de ce mode de garde !

Qu’est-ce que la garde un week-end sur deux ?

La garde un week-end sur deux est également appelée garde classique. Il s’agit d’un mode de garde partagée avec droit de visite et d’hébergement. On parle parfois aussi de garde exclusive, même si l’autre parent y joue un rôle. La résidence habituelle de l’enfant est fixée chez l’un des deux parents. L’autre a le droit d’accueillir l’enfant un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

Le mode de garde le plus fréquent

La garde partagée avec droit de visite et d’hébergement a longtemps été la norme en cas de séparation. On pensait qu’il s’agissait de la meilleure solution pour l’enfant, en lui offrant plus de stabilité. Depuis, les spécialistes de l’enfance ont montré que ce n’est pas toujours le cas. Un enfant a besoin de passer du temps avec ses deux parents pour se construire. La garde alternée à 50/50 ou 60/40 est donc de plus en plus fréquente. Elle concernerait plus de 20% des enfants de parents séparés. Ce chiffre est en augmentation chaque année.

Malgré cela, la majorité des enfants de parents divorcés sont encore en garde exclusive. C’est souvent la maman qui a la garde, avec un droit de visite et d’hébergement pour le papa. Mais là aussi, les choses évoluent. Les papas peuvent maintenant obtenir la garde dans certains cas.

Dans quelles situations la garde un week-end sur deux est-elle conseillée ?

La garde alternée est une solution de plus en plus fréquente. Pourtant, la garde un week-end sur deux peut être jugée plus adaptée dans certains cas.

  • Avant l’âge de trois ou quatre ans environ, un enfant a besoin d’une grande stabilité. Il est généralement très attaché à ses habitudes et ses rituels. Changer de maison trop souvent peut donc une source de stress très importante pour lui. Si c’est le cas pour votre enfant, il vaut mieux privilégier un lieu de résidence principale. Les moments passés chez l’autre parent restent alors limités dans le temps.
  • L’activité professionnelle de l’un d’entre vous interdit parfois la garde alternée. Être en déplacement professionnel toute la semaine n’est pas compatible avec la garde d’un enfant ! Dans ce cas, il vaut mieux attendre le week-end pour être pleinement disponible.
  • Vous et votre co-parent habitez trop loin l’un de l’autre. Les trajets sont trop longs pour être fréquents, et l’enfant ne peut pas se rendre à l’école normalement.
  • Vous et votre ex-conjoint(e) êtes encore dans une relation trop conflictuelle pour pouvoir envisager sereinement une garde alternée. Cependant, on remarque que la garde alternée à 50/50 a tendance à apaiser les relations tendues.

Si le choix du mode de garde est fait par le juge, vous devrez vous y soumettre. En revanche, si vous vous organisez à l’amiable avec votre ex-conjoint(e), tout est possible. L’important est de trouver la meilleure solution pour votre enfant.

Quels sont les calendriers de garde un week-end sur deux ?

Il existe deux calendriers possibles pour la garde un week-end sur deux. Le plus simple à mettre en place se base tout simplement sur le numéro de semaine. La semaine 1 correspond à la première semaine complète de l’année. Généralement, les week-ends de garde sont toutes les semaines paires une année sur deux, et toutes les semaines impaires l’année suivante.

L’autre solution est celle du 1er, 3e et 5e week-end du mois. Le premier week-end correspond au premier samedi du mois. Le cinquième week-end existe seulement quelques fois dans l’année. Cela arrive lorsque le 1er jour du mois est tombé un vendredi, un samedi ou un dimanche. Dans ce cas, le parent qui a le droit de visite garde l’enfant deux week-ends de suite : le cinquième d’un mois et le premier du mois suivant. Ce calendrier est plus compliqué à maîtriser, et provoque plus de conflits.

Quels sont les aménagements possibles ?

Pour un jeune enfant, passer toute la semaine sans voir l’un de ses parents est parfois difficile à vivre. Si l’entente entre vous le permet, on conseille donc de prévoir une visite le mercredi. Le parent non gardien peut par exemple emmener votre enfant au parc. Cette visite a deux avantages. Tout d’abord, elle renforce le lien entre l’enfant et le parent qui n’a pas la résidence habituelle. Mais elle permet également au parent qui a la garde de faire une pause. C’est l’occasion d’aller à un rendez-vous, ou tout simplement de se reposer !

Garde un week-end sur deux : les avantages et les inconvénients pour l’enfant

La garde partagée avec résidence principale chez l’un des parents et droit de visite pour l’autre reste la solution de garde la plus fréquente. Elle présente à la fois des avantages et des inconvénients, aussi bien pour l’enfant que pour les parents.

Un cadre de vie plus stable

C’est sans doute le plus gros avantage de ce type de garde : il permet une plus grande stabilité dans la vie de l’enfant. Il ou elle passe toute la semaine dans la même maison. Les repères, le rythme de vie, les règles de la maison sont toujours les mêmes. Il est également plus facile pour votre enfant de participer à des activités extrascolaires.

Cette situation est souvent préférable pour les enfants encore jeunes, jusqu’à trois ou quatre ans. Ensuite, il est possible de migrer doucement vers un mode de garde plus équilibré, en rajoutant des jours de visite dans la semaine. Si votre enfant présente un trouble du développement tel que l’autisme, il est probablement mieux pour lui de vivre dans une seule maison. Il faudra alors s’organiser pour qu’il passe tout de même du temps avec son autre parent.

L’important est de vous adapter à la personnalité et au rythme de votre enfant ! Certains sont prêts très jeunes à changer fréquemment de maison. Pour d’autres, cela peut rester compliqué jusqu’au début de l’adolescence, voire plus tard.

Une parentalité déséquilibrée

Dans un accord de garde de ce type, votre enfant ne passe pas beaucoup de temps avec le parent qui n’a pas la garde principale. De plus, les moments ensemble se réduisent aux week-ends et aux vacances. Il n’y a pas vraiment de partage des moments du quotidien : devoirs, départ à l’école le matin… Votre enfant risque de ne pas savoir comment se positionner face à ce parent « de loisirs ». Il peut avoir du mal à accepter son autorité.

Lorsqu’il n’a pas été réellement choisi par les deux parents, ce mode de garde crée souvent de nombreuses tensions entre eux. Votre enfant risque alors de se sentir en insécurité, et d’éprouver des sentiments très difficiles à vivre. Il peut notamment ressentir de la peine pour le parent qu’il voit moins.

Le parent qui a le droit de visite est souvent tenté de gâter énormément son enfant pendant les courts moments passés ensemble. Cela crée un contraste fort avec le quotidien auprès du parent gardien principal. Votre enfant peut donc également en vouloir à ce parent, et se sentir coupable.

Soyez attentifs aux comportements et aux ressentis de votre enfant. Gardez toujours à l’esprit qu’il a besoin de ses deux parents pour se construire.

Plus de difficultés à trouver sa place dans une famille recomposée

Il arrive souvent que le parent qui n’a pas la garde crée une nouvelle famille de son côté. Dans ce cas, il est important que votre enfant issu d’une première union y trouve sa place. Il doit pouvoir nouer des relations avec ses demi-frères et sœurs, ainsi qu’avec son beau-père ou sa belle-mère. Ce n’est pas toujours facile, et cela implique de passer du temps ensemble pour apprendre à se connaître.

Si votre enfant n’est là qu’un week-end sur deux et une partie des vacances, il ne participe pas vraiment au quotidien. Le risque est qu’il reste seulement un visiteur occasionnel pour la nouvelle famille. Cela peut l’empêcher de tisser des liens, mais également abîmer ceux qu’il a avec son parent.

Bien entendu, des solutions existent. Toute la famille devra s’impliquer pour l’intégrer. Ajouter une nuit par semaine à la garde peut permettre de passer plus de temps en famille.

La garde principale avec droit de visite : une bonne solution pour les parents ?

Pour les parents également, la garde un week-end sur deux a à la fois des points positifs et des points négatifs. Ce ne sont bien sûr pas les mêmes selon que vous avez la résidence principale de votre enfant ou seulement le droit de visite !

Le point de vue du parent qui a la garde principale

La responsabilité éducative pèse principalement sur le parent chez qui l’enfant vit au quotidien. Cela vous donne plus de liberté dans vos choix d’éducation. Mais c’est aussi une responsabilité parfois difficile à vivre.Une plus grande influence sur la vie de votre enfant

En dehors des périodes de vacances, votre enfant passe presque tout son temps chez vous. C’est donc tout naturellement vos choix éducatifs qui vont s’imposer. S’ils diffèrent de ceux de votre co-parent, la situation peut être plus facile à vivre pour votre enfant que dans une garde à 50/50. En effet, les moments qu’il passe chez son autre parent sont bien distincts de la vie quotidienne. C’est donc normal que les règles ne soient pas les mêmes dans ces moments-là.

Veillez tout de même à laisser votre co-parent occuper une vraie place dans la vie de votre enfant. Il ou elle n’en grandira que mieux !Une charge souvent lourde à vivre au quotidien

élever un enfant presque seul(e) n’est pas de tout repos ! C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’une fratrie de deux ou trois enfants, voire plus. Avec ce mode de garde, votre enfant n’est absent qu’un week-end sur deux. Cela signifie que vous devrez assumer seul(e) le reste du temps. Bien entendu, passer du temps avec vos enfants est un plaisir. Mais tous les parents savent à quel point c’est épuisant, surtout si on n’a pas de relais !

La plus grande partie de la charge éducative repose sur vos épaules. Vous êtes celle ou celui qui doit surveiller les devoirs, gérer les problèmes de discipline… De plus, vous ne pouvez être pleinement disponible lorsque votre enfant est là, puisque vous devez assumer tout le quotidien : tâches ménagères, démarches administratives… Votre co-parent, en revanche, ne passe avec votre enfant que des moments privilégiés. Cela risque de créer un déséquilibre, et votre enfant pourrait vous le reprocher.

Essayez de profiter au maximum de vos week-ends « off » pour vous reposer et vous ressourcer. Cela vous permettra de gérer plus facilement les douze jours qui suivent jusqu’au prochain week-end de pause !

Le point de vue du parent qui a la garde un week-end sur deux

Pour le parent qui voit moins son enfant, la situation est souvent difficile à vivre. Cependant, elle présente également des avantages.Moins de problèmes d’organisation

Ne pas avoir votre enfant avec vous au quotidien vous donne une grande liberté. Vous pouvez plus facilement vous consacrer à votre carrière professionnelle, et vous investir dans d’autres activités.

De plus, votre enfant ne passe que de courtes périodes à votre domicile. Cela ne pose donc pas de problème si vous habitez un petit logement. En revanche, une résidence alternée vous obligerait à déménager pour offrir plus de place à votre enfant.

Enfin, ce mode de garde ne vous impose pas de trouver une solution de garde (crèche, assistante maternelle, périscolaire…). C’est d’autant plus important que beaucoup de structures n’acceptent pas un accueil non permanent.Des moments privilégiés avec votre enfant

Les week-ends que vous passez avec votre enfant sont des moments de détente loin du stress quotidien. Cela vous permet de profiter de ces instants pour nouer une profonde complicité en vous forgeant de bons souvenirs ensemble.Une parentalité en pointillé souvent difficile à vivre

Ne pas voir votre enfant souvent est sans doute difficile à vivre pour vous. Vous pouvez vous sentir totalement exclu de son quotidien, et avoir l’impression de ne pas faire totalement partie de sa vie. Si c’est possible, essayez de trouver avec votre co-parent des solutions pour passer plus de temps avec votre enfant. Il pourrait peut-être dormir chez vous une nuit pendant la semaine, ou vous pourriez vous libérer pour l’accompagner à une activité le mercredi. Chaque moment passé ensemble renforcera un peu plus vos liens !

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